9 juillet 2026 · 4 min de lecture
Comment fermer sa micro-entreprise en 2026 : la démarche complète
Vous arrêtez votre activité de micro-entrepreneur ? Bonne nouvelle : fermer une micro-entreprise est une formalité simple et gratuite côté administration, à condition de la faire dans les règles. Voici la démarche complète, étape par étape, et les pièges qui coûtent cher quand on les ignore.
Pourquoi il faut vraiment déclarer la cessation
Tant que votre micro-entreprise existe au registre, vous restez redevable de vos obligations : déclarations de chiffre d'affaires à l'URSSAF (même à 0 €), cotisation foncière des entreprises (CFE) l'année suivante, et parfois des relances d'organismes que vous ne connaissez même pas. Une micro « en sommeil » qu'on n'a jamais fermée finit presque toujours par générer des courriers, des pénalités de retard de déclaration, ou un avis de CFE surprise en novembre.
La radiation officielle met fin à tout cela : votre entreprise est retirée du Registre National des Entreprises (RNE), l'INSEE et l'URSSAF sont informés automatiquement, et vos obligations s'arrêtent après une dernière déclaration.
Étape 1 : la déclaration de cessation au Guichet Unique de l'INPI
Depuis 2023, toutes les formalités d'entreprise passent par le Guichet Unique tenu par l'INPI - y compris la cessation. Concrètement, il faut déposer une déclaration de cessation totale d'activité qui précise :
- votre numéro SIREN (ou SIRET) ;
- la date de fin d'activité (elle peut être passée, ou dans les prochaines semaines) ;
- votre activité telle qu'elle figure au registre ;
- votre identité complète (état civil, adresse).
Une pièce d'identité en cours de validité est demandée en justificatif. La formalité elle-même est gratuite pour une micro-entreprise : si un site vous facture des « frais de greffe » pour une simple cessation de micro, méfiez-vous.
Point important : depuis le durcissement des règles du Guichet Unique, la signature de la formalité de cessation exige une signature électronique avancée - c'est l'une des raisons pour lesquelles beaucoup de micro-entrepreneurs abandonnent en cours de route et laissent traîner leur radiation.
Étape 2 : la validation par les organismes
Une fois la déclaration déposée et signée, l'INPI la transmet aux organismes valideurs : l'INSEE (qui met à jour le répertoire SIRENE) et l'URSSAF. Comptez généralement quelques jours à quelques semaines. Vous pouvez vérifier la radiation sur l'annuaire officiel des entreprises : votre établissement passera à l'état « fermé ».
Étape 3 : le dernier chiffre d'affaires à l'URSSAF
C'est l'étape que presque tout le monde oublie. Après la radiation, vous devez encore déclarer votre dernier chiffre d'affaires à l'URSSAF, dans les délais habituels de votre périodicité (mensuelle ou trimestrielle) - même s'il est de 0 €. Sans cette dernière déclaration, l'URSSAF peut appliquer une taxation d'office et des pénalités, alors même que votre entreprise est fermée.
Étape 4 : les impôts et la CFE
Deux points fiscaux à connaître :
- Impôt sur le revenu : votre chiffre d'affaires de l'année de fermeture se déclare normalement au printemps suivant, dans votre déclaration de revenus (formulaire 2042-C-PRO).
- CFE : la cotisation foncière des entreprises est due pour l'année entière si vous étiez en activité au 1er janvier. En cas de cessation en cours d'année, vous pouvez demander une réduction au prorata auprès de votre service des impôts des entreprises.
Les pièges à éviter
- Laisser la micro « en sommeil » sans la fermer. Il n'existe pas de statut « pause » gratuit : tant que l'entreprise existe, les obligations déclaratives continuent.
- Oublier la dernière déclaration URSSAF. La radiation ne remplace pas la déclaration du dernier chiffre d'affaires.
- Se tromper de formalité. Une cessation temporaire, un décès d'exploitant ou une cessation agricole suivent des régimes différents : pour un arrêt total et définitif d'une micro classique, c'est bien la « cessation totale d'activité non salariée » qu'il faut déclarer.
- Payer des « frais administratifs » injustifiés. La formalité INPI est gratuite pour une micro ; ce qui peut se payer, c'est l'accompagnement, pas la formalité.
Et si je veux me relancer plus tard ?
Fermer sa micro-entreprise n'a rien d'irréversible : vous pourrez recréer une micro-entreprise quand vous le souhaitez. À la recréation, l'INSEE vous réattribuera d'ailleurs votre SIREN historique.
Fermer sa micro sans y passer son dimanche
Si vous préférez déléguer, Statugo s'occupe de toute la fermeture : vous donnez votre SIREN, la date d'arrêt et votre pièce d'identité, vous signez le mandat en ligne, et nous déposons la déclaration de cessation au Guichet Unique INPI, avec suivi jusqu'à la radiation. Votre dossier est traité en moins de 24 h ouvrées - garanti, sinon remboursé. Et si vous êtes plutôt en train de vous lancer, la création de micro-entreprise suit le même principe : 70 € TTC tout compris, 100 % en ligne.
